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Athérome

 

La maladie artérielle la plus fréquente est l'athérome (athérosclérose): elle produit un épaississement progressif de la paroi de l'artère, qui peut aboutir à une occlusion, parfois favorisée par la formation d'un caillot sanguin (thrombus). Elle touche tous les vaisseaux de l'organisme, en particuler les artères du coeur (coronaires), qui ne relèvent pas d'autres spécialités au sein du Pôle Cardiovasculaire de l'Hôpital Henri Mondor (Chirurgie Cardiaque, Cardiologie). Nous détaillons ici l'atteinte de l'aorte et de ses branches :

a

 

Aorte et Artère des Membres Inférieurs

L’athérosclérose des membres inférieurs est une atteinte assez fréquente.

Le symptôme le  plus typique est la claudication intermittente : il s’agit d’une crampe du mollet ou de la cuisse survenant après une certaine distance de marche (périmètre de marche). Il survient habituellement à la même distance pour un même patient.
Des symptômes plus graves sont la survenue de douleurs au repos (douleurs de decubitus), des ulcérations du pied ou des orteils, voire une gangrène. La fréquence de survenue de ces symptômes augmente avec l’âge.
Les symptômes de l’athérosclérose peuvent apparaître et s’aggraver sur une période de temps assez longue, avant de devenir invalidants, limitant la marche. Ils peuvent être attribués à tort à une « arthrose » ou une « fatigue ». L’apparition d’une douleur brutale, d’une froideur ou d’une ulcération cutanée peuvent être le premier signe de l’atteinte.

Ils sont souvent associés à des facteurs de risque : tabagisme surtout, mais aussi hérédité, hypertension, diabète ou élévation anormale des lipides (cholestérol et triglycérides).

L’athérosclerose touche les artères des membre de façon segmentaire : on décrit ainsi une atteinte aorto-iliaque, une atteinte fémoro-poplitée, une atteinte tibiale. Les patients peuvent avoir une atteinte isolée (ou prédominante) d’un segment, ou une maladie plus diffuse. Certains patients comme les diabétiques ont une atteinte, au moins au début, localisée aux artères de petit calibre, comme les artères tibiales, sous le genou.

 

 

Un certain nombre d’examens non invasifs permettent de faire le diagnostic et de préciser l’étendue de l’atteinte :

  • palpation des pouls périphériques

  • mesure des flux artériels par Doppler

  • examen des artères par échographie Doppler

Des examens invasifs sont parfois nécessaires pour évaluer les possibilités thérapeutiques : artériographie et angioScanner. Dans certains cas l’IRM (imagerie par résonance magnétique) peut les remplacer.

La situation peut être stabilisée chez de nombreux patients par un traitement médical (antiagrégants plaquettaires, statines), la prise en charge des facteurs de risque (arrêt complet du tabac, correction d’un diabète ou d’anomalies lipidiques), et une activité régulière de marche.
Une thérapeutique plus agressive est parfois nécessaire. Elle est d'autant plus souvent indiquée que les symptômes de l'atteinte artérielle sont graves (douleurs de decubitus, ulcères, gangrène)  :

  • angioplastie transluminale (ballonnet) avec ou sans pose d’endoprothèse métallique (Stent),

  • chirurgie de désobstruction (thrombo-endartériectomie) ou par pontage.

 

angioplastie
Angioplastie transluminale :
de gauche à droite, passage d'un guide dans la sténose, inflation du ballonnet, résultat final.
endartériectomie
Thrombo-endartériectomie :
de gauche à droite, l'artère est ouverte, désobstruée,
et fermée sur un patch de Dacron.
pontage

 

Pontage fémoro-poplité :
le sang est dérivé par un substitut (prothèse ou veine prélevée au patient) cousu à l'artère en amont et en aval de l'occlusion.

 

 

 

Atteinte de la circulation cérébrale

Un accident ischémique transitoire (AIT) est un épisode bref de dysfonction neurologique dû à une ischémie focale cérébrale (hémiplégie ou paralysie d'un seul côté, troubles de sensibilité d'un seul côté, aphasie ou manque du mot) ou rétinienne (cécité d'un seul côté), dont les symptômes cliniques durent typiquement moins d’1 heure. Lorsque le déficit neurologique persiste, on considère que le patient est atteint d’un accident vasculaire cérébral ( AVC) aigu, dont les symptômes peuvent ou non régresser rapidement, et on met en oeuvre, en urgence, les moyens diagnostiques et thérapeutiques appropriés. Lorsque le déficit neurologique a régressé,il faut mettre en oeuvre dans les meilleurs délais les moyens diagnostiques et thérapeutiques dans le but d’initier au plus vite un traitement de prévention secondaire. Le premier bilan consiste à réaliser une IRM (ou à défaut un scanner), un doppler échographie et à rechercher une cause.

A côté des causes cardiaques, des poussées hypertensives, d'anomalies de coagulation, le bilan peut trouver, chez les patients athéromateux, une sténose (rétrécissement) de l'artère carotide interne. Selon les caractéristiques de la lésion un traitement médical est toujours de mise et une intervention chirurgicale sur la carotide peut être discutée, soit en urgence soit, dans les semaines qui suivent l'évènement neurologique.

Le bilan de patients n'ayant pas de symptômes neurologiques, mais présentant une atteinte athéromateuse d'un autre territoire artériel découvre parfois un rétrécissement (sténose) de l'artère carotide. Même s'il ne donne pas lieu à des symptômes (asymptomatique), une intervention doit être discutée si a sténose est critique, len raison de la probabilité de survenue d'un AVC .

 

Atteinte des artères viscérales

Le défaut d'irrigation des branches de l'aorte abdominale destinées à l'intestin (artères mésentériques supérieure et inférieure) ou au rein (artères rénales) peut se traduire par des symptômes chroniques ou aigus. Pour les artères mésentériques, une atteinte chronique se traduit par des douleurs abdominales survenant après le repas et un amaigrissement: après avoir éliminé d'autres maladies, le diagnostic doit être évoqué, surtout si le patient présente une atteinte athéromateuse d'autres territoires.

L'ischémie mésentérique aigüe se traduit par un tableau d'urgence abdominale, avec des douleurs abdominales violentes et un état de choc. Le diagnostic est posé par l'angioscanner ou l'artériographie. Les sténoses des artères rénales se traduisent par une hypertension, parfois difficile à équilibrer. Elles sont cependant une cause rare d'hypertension. Elles retentissent par ailleurs sur la fonction du rein. Leur traitement mérite d'être discuté, d'autant qu'une angioplastie est le plus souvent possible.

 

Une information au patient selon les types d'intervention a été élaborée par le Departement des Dispositifs Médicaux de la Pharmacie d'Henri Mondor (Dr Valérie ARCHER, Dr Pierre-André NATELLA).

 

 

 

 

Dernière modification
le 15/09/15

   
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